|
|
|
| Home | ||
| Maison natale | ||
| Message | ||
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
| Soeurs Oblates | ||
| Musée | ||
| Nos liens |
| m e s s a g e - léonie françoise de sales aviat |
|
LÉONIE AVIAT naît à Sézanne, en Champagne, le 16 septembre 1844. Elle fait ses études à la Visitation de Troyes, où la
Supérieure du monastère, Mère Marie de Sales Chappuis, (née ici à Soyhières) et l'aumônier, l'Abbé Louis Brisson, exercent sur elle une influence décisive. Formée à l'école de saint François de Sales, elle se prépare, à son insu, à sa mission future, la fondation d'une Congrégation de spiritualité salésienne, dédiée à l'évangélisation de la jeunesse ouvrière.
Tout commence en 1866. Nous sommes à l'époque où se développe la grande industrie. L'Abbé Brisson, apôtre au coeur ardent, avait ouvert pour les jeunes ouvrières, une maison d'accueil destinée à leur assurer une éducation humaine et chrétienne complète. Devant l'impossibilité de trouver pour ce foyer, une directrice et un encadrement stables, il décide, sous l'inspiration de Dieu, de fonder une Congrégation religieuse. Il trouve en Léonie Aviat une collaboratrice de choix, en qui il reconnaît par ailleurs une vocation religieuse. En effet la jeune fille, ses études achevées, avait quitté le monastère de la Visitation avec la ferme intention d'y revenir comme soeur converse. Mais l'Abbé Brisson et la Mère Chappuis lui conseillent d'attendre. Obéissant à ce qu'elle considère comme la voix de Dieu, elle reçoit de lui peu après un signe particulier qui ne peut 'etre une illusion: entrée par nécessité dans une usine d'optique, un trait de lumière traverse son esprit et oriente sa décision. La vue de cet atelier peuplé de jeunes ouvrières fait naître en son coeur le désir de prendre place parmi elles pour les conseiller et les guider.
|
Léonie entre donc à l'oeuvre Saint-François de Sales, avec une de ses anciennes compagnes de la Visitation, Lucie Canuet. En 1868, la jeune fondatrice revêt l'habit religieux et reçoit le nom de Soeur Françoise de Sales. Ce nom est un programme, ainsi qu'elle l'exprime, en forme de prière, dans ses notes intimes:
La "petite troupe" dont elle est le guide se met sous la protection du saint Evêque de Genève et en adopte entièrement la spiritualité et la pédagogie d'où le nom qu'elle s'est choisi: "Oblates de Saint-François de Sales", c'est-à-dire offertes par toute leur vie à Dieu et au prochain. Sous son gouvernement, la communauté grandit, les oeuvre ouvrières se développent. En même temps, s'ouvrent dans les paroisses des écoles élémentaires et, à Paris, le premier collège de jeunes filles, que Mère Aviat dirigera pendant huit ans. L'apostolat des Oblates s'étend ainsi aux différentes classes sociales, à toutes les formes d'éducation et aux missions.
Après une période d'effacement qui met en lumière sa grande humilité, Mère Françoise de Sales est, en 1893, à nouveau élue Supérieure générale, charge qu'elle occupera jusqu'à sa mort. Elle s'emploie alors à développer les ouvres de la Congrégation en Europe, Afrique du Sud et Equateur, entourant chaque communauté et chacune de ses Soeurs de son inlassable sollicitude. C'est à ce moment-là qu'elle envoie quelques religieuses à Soyhières, pour y racheter la Maison natale de la Mère Chappuis; elle-même y viendra à plusieurs reprises. En 1903, elle doit faire face à la persécution religieuse en France, y maintenir les maisons qui peuvent l'être et transférer la Maison-Mère à Pérouse, en Italie. (Soyhières deviendra alors son port d'attache.) Le 10 janvier 1914, elle meurt à Pérouse, dans la sérénité et l'abandon à Dieu, fidèle jusqu'à son dernier souffle à sa résolution de Profession:
|
|
|
|